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Fiche incident

« Ça durait depuis des mois. Ça devenait ingérable » : un salarié du Buffalo Grill fermé à Besançon

Le Buffalo Grill de Châteaufarine, à Besançon, est fermé depuis le 9 octobre. Les salariés avaient alerté plusieurs fois sur les blattes.

« Ça durait depuis des mois. Ça devenait ingérable » : un salarié du Buffalo Grill fermé à Besançon
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Des blattes dans un restaurant, des salariés qui préviennent les autorités sanitaires à plusieurs reprises, un traitement qui ne suffit pas. À Besançon, un Buffalo Grill a fermé ses portes le 9 octobre sur décision de la préfecture, sans date de réouverture. Voici ce qui s'est passé avant, et ce que vous pouvez en retenir comme client.

En bref

  • Le Buffalo Grill de Châteaufarine, à Besançon, a fermé le 9 octobre sur décision préfectorale, sans date de réouverture connue.
  • Les salariés avaient alerté plusieurs fois les autorités sanitaires, un traitement récent n'ayant pas suffi à éliminer les blattes.
  • Avant de rouvrir, l'établissement doit réaliser des travaux, former son personnel, afficher un plan de nettoyage et subir un contrôle.

Le chiffre clé : Une trentaine de salariés payés pendant la fermeture administrative, certains en CDD, d'autres en CDI.

Un contrôle le 8 octobre, une fermeture le lendemain

Le 8 octobre, des inspecteurs sanitaires de la DDETSPP, la direction départementale chargée notamment de la protection des populations, passent dans le Buffalo Grill de la zone commerciale de Châteaufarine, à Besançon (Doubs). Leur constat tombe vite : de graves manquements à l'hygiène et des insectes nuisibles dans les locaux.

Le lendemain matin, vendredi 9 octobre, la police se présente au restaurant. Elle notifie à la direction et aux salariés la fermeture administrative décidée par la préfecture. Elle vaut pour une durée indéterminée.

Le verdict des inspecteurs est sans détour :

« Il y avait une infestation de blattes dans ce restaurant avec des problèmes d'hygiène. Un restaurant comme cela ne peut pas rester ouvert »

Les inspecteurs sanitaires de la DDETSPP, cités par France 3 Bourgogne Franche-Comté

Les salariés avaient alerté les autorités à plusieurs reprises

Cette fermeture n'a rien d'une surprise pour l'équipe. Les salariés ont prévenu les autorités sanitaires à plusieurs reprises. Un traitement contre les nuisibles avait pourtant été réalisé ces dernières semaines. Il n'a pas suffi : les insectes sont restés dans les locaux.

« Ça durait depuis des mois. Ça devenait ingérable », témoigne un employé auprès de France 3 Bourgogne Franche-Comté. Le même média rapporte qu'une cliente aurait trouvé un cafard dans son plat. Il ajoute que des salariés craignaient de ramener des nuisibles chez eux.

Le cas bisontin montre une chose : un traitement, même récent, ne garantit pas que les insectes ont disparu. Ici, c'est le contrôle qui a tranché.

L'arrêté pointe des locaux difficiles à nettoyer et à désinfecter

L'arrêté préfectoral détaille le risque. Il relève que les denrées alimentaires sont manipulées dans des locaux malaisés à nettoyer et à désinfecter, aux revêtements souillés, avec une source d'insalubrité. Pour la préfecture, cette situation constitue « une source de contamination grave par les germes pathogènes ».

Avant toute réouverture, l'établissement doit remplir plusieurs conditions :

  • réaliser des travaux à plusieurs endroits, notamment sur des carrelages et des portes ;
  • former tous les personnels aux règles d'hygiène ;
  • afficher un plan de nettoyage et de désinfection pertinent et adapté.

Un nouveau contrôle devra ensuite acter la réouverture. Tant qu'il n'a pas eu lieu, les portes restent closes.

L'enseigne parle d'un phénomène ponctuel et espère rouvrir vite

La direction de l'enseigne donne une autre lecture. Elle explique qu'une présence de blattes avait été signalée en juillet 2026 et qu'un dispositif avait été mis en place immédiatement. Selon elle, les insectes seraient revenus, d'où une nouvelle demande d'interventions plus poussées à son prestataire.

Elle affirme aussi avoir fermé le restaurant d'elle-même avant la décision administrative, pour accueillir les services concernés. Les actions nécessaires ont été menées la nuit précédente, dit-elle. Elle parle d'un « phénomène ponctuel et hors de notre volonté » et juge l'hygiène du lieu conforme à ses exigences, cet épisode mis à part.

L'enseigne espère rouvrir « très prochainement ». Rien ne le confirme à ce stade : tout dépendra du nouveau contrôle.

Une trentaine de salariés payés pendant la fermeture

Le restaurant emploie une trentaine de personnes, certaines en CDD, d'autres en CDI. Pendant toute la durée de la fermeture, elles continueront de percevoir leur salaire.

DateCe qui s'est passé
Juillet 2026Présence de blattes signalée, dispositif mis en place (version de l'enseigne)
Ces dernières semainesTraitement contre les nuisibles, insuffisant
Jeudi 8 octobreContrôle des inspecteurs de la DDETSPP
Vendredi 9 octobreNotification de la fermeture administrative par la police
Après les travauxNouveau contrôle pour acter la réouverture

Aucune date de réouverture n'est fixée. Elle dépendra des travaux, de la formation du personnel et du résultat de ce second passage des inspecteurs.

Vos questions

Pourquoi le Buffalo Grill de Besançon a-t-il été fermé ?

Des inspecteurs sanitaires ont constaté le 8 octobre une infestation de blattes et de graves manquements à l'hygiène. La préfecture a prononcé une fermeture administrative, notifiée le 9 octobre. L'arrêté évoque une source de contamination grave par les germes pathogènes.

Quand le restaurant pourra-t-il rouvrir ?

La fermeture vaut pour une durée indéterminée. Il faut d'abord réaliser des travaux, former le personnel et afficher un plan de nettoyage, puis passer un nouveau contrôle. L'enseigne espère rouvrir très prochainement.

Les salariés du restaurant sont-ils payés pendant la fermeture ?

Oui. La trentaine de salariés, en CDD comme en CDI, continue de percevoir son salaire pendant toute la durée de la fermeture administrative.

Sources : L'Indépendant.

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